Actualités de l'hôtellerie de plein air

Pour les propriétaires, les exploitants, les membres de l'équipe et toute autre personne intéressée par le camping, le glamping ou l'industrie du camping-car.

Les autorités du Pembrokeshire refusent la demande d'autorisation d'occupation de caravanes à l'année au parc de vacances d'Amroth.

Une proposition visant à autoriser l'occupation à l'année de caravanes résidentielles à Parc de vacances du château d'Amroth L’autorisation d’ouvrir une succursale dans le sud du Pembrokeshire a été refusée par l’autorité du parc national côtier du Pembrokeshire, suite aux inquiétudes concernant les conséquences de la suppression des restrictions saisonnières en vigueur depuis longtemps sur le site.

Amroth Castle Holidays Ltd, par l'intermédiaire de son agent Laister Planning Limited, avait demandé un certificat de conformité afin de confirmer que les caravanes résidentielles du parc de vacances Amroth Castle pouvaient être occupées toute l'année, y compris comme lieu de résidence unique ou principal.

La demande portait sur l'interprétation des permis d'urbanisme accordés pour le site en 1967, 1970 et 1985. 

Selon le Télégraphe occidentalUne condition de l'autorisation de 1985 stipulait que l'autorité « n'autorise pas » l'occupation de caravanes entre le 10 janvier et le 28 février de chaque année. Le demandeur a fait valoir que cette formulation n'interdisait pas l'occupation, mais précisait plutôt l'étendue de l'autorisation accordée.

La déclaration à l'appui précisait : « Par conséquent, le dépassement de cette durée d'occupation ne constituerait pas une violation des conditions et toute tentative de l'imposer comme une interdiction aurait du mal à démontrer une infraction aux règles d'urbanisme. En conséquence, le demandeur soutient que la période de sept semaines hors saison n'est pas imposée par une condition d'urbanisme et qu'il serait possible de prolonger cette occupation, à condition que cela n'entraîne pas un changement d'usage significatif. »

La proposition a suscité des objections de la part du conseil communautaire d'Amroth, qui a fait valoir qu'autoriser une occupation de 12 mois pourrait modifier la fonction du site, passant d'un parc de vacances à vocation touristique à un site destiné à un usage résidentiel permanent.

Dans son objection, le conseil a déclaré qu'une licence d'utilisation de 12 mois « ouvrirait le parc à l'occupation résidentielle plutôt qu'au tourisme et qu'il fallait s'y opposer ».

Le conseil a également exprimé sa crainte que cette approbation puisse avoir des répercussions plus larges sur d'autres parcs de vacances de la région. 

Il est indiqué : « Aucun autre parc de vacances de caravanes/chalets ou chalets dans la zone communautaire d'Amroth, au sein du parc national, n'est autorisé à proposer des séjours de 12 mois sur place. Par conséquent, l'approbation de cette demande créerait un précédent permettant à d'autres parcs de vacances de fonctionner sans restriction. »

Parmi les autres préoccupations soulevées par le conseil, figurait la possibilité que la proposition puisse créer « l’occasion de transformer les caravanes en chalets/gîtes plus grands qui occuperont plus d’espace, étendant potentiellement la superficie du parc et augmentant la densité ».

Les services d'urbanisme ont recommandé le rejet de la demande. Dans leur rapport, ils ont noté que l'utilisation du site comme terrain de camping avait été autorisée par des permis d'urbanisme antérieurs, mais que ces autorisations imposaient également des limitations quant à l'occupation et à l'usage.

Le rapport indique : « L’utilisation du terrain comme terrain de caravaning a été établie dans les précédents permis d’urbanisme, comme mentionné ci-dessus. »

« Ces autorisations précisaient également que le nombre et l’emplacement des caravanes seraient limités sur le site et qu’elles ne seraient occupées qu’à titre d’hébergement temporaire, et non pendant une période comprise entre le 10 janvier et le 28 février de chaque année. »

Concernant l'interprétation par le demandeur de la restriction d'occupation, les agents ont souligné l'objectif de planification de longue date lié aux conditions saisonnières.

Le rapport indique : « Les conditions d’occupation saisonnière constituent un outil établi de longue date utilisé par les autorités d’urbanisme pour faire la distinction entre l’utilisation à des fins de vacances et l’occupation résidentielle permanente. » 

Le principe sous-jacent est qu'une période obligatoire de non-occupation interrompt la continuité requise pour qu'un bien soit considéré comme une résidence permanente. Cette approche a longtemps été privilégiée par de nombreuses collectivités locales car elle est perçue comme facilement applicable par de simples inspections sur place pendant la période de fermeture spécifiée.

Les agents ont conclu que permettre une occupation à l'année dépasserait le cadre des autorisations accordées en 1965, 1967, 1970 et 1985. 

Le rapport conclut que l'occupation du parc par des caravanes à l'année « dépasserait largement les autorisations existantes établies par les permis d'urbanisme de 1965, 1967, 1970 et 1985 », ajoutant qu'elle « entraînerait une modification notable du caractère du site, d'une ampleur suffisante pour constituer un changement d'usage important nécessitant un permis d'urbanisme ».

Suite à ce refus, toute tentative future d'introduire une occupation à l'année au Amroth Castle Holiday Park devra être menée dans le cadre d'une procédure de demande d'autorisation d'urbanisme formelle plutôt que par le biais d'un certificat de conformité.

Pour les propriétaires et exploitants du secteur de l'hôtellerie de plein air, cette décision souligne l'importance persistante des conditions d'occupation pour distinguer l'hébergement de vacances de l'usage résidentiel. 

Cela illustre également comment les autorités de planification peuvent considérer les efforts visant à prolonger les saisons d'exploitation, en particulier dans les paysages protégés, où les changements dans les schémas d'occupation peuvent être considérés comme un changement d'utilisation important nécessitant un examen de planification supplémentaire.

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